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  • : Maël et Simon rejoignent à vélo le camp de migration de Batumi, en Géorgie, depuis l'Italie en traversant la Turquie, l'Iran et l'Azerbaïdjan.
Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 18:52

L'aventure est terminée. Quatre mois et trois semaines de voyage à vélo, 6 pays traversés, 7585 km parcourus, puis deux mois de suivi de la migration sur un des sites de migration majeurs de l'Ancien Monde.

A la place d'un long épilogue, voilà nos coups de cœur et nos regrets, sentiments et images décousues d'un long périple.

 

Le TOP 10

 

- La cuisine. Des divines pâtes italiennes aux baklavas et loukoums turcs, en passant par les plats au riz aux sauces exquises en Iran, les khachapuris et les aubergines confites de Géorgie... Nous nous sommes régalés dans chaque pays autour des tables de nos hôtes.

 

miam1

 

- Le mercredi 31 août, le lundi 5 septembre, le mardi 4 octobre... Autant de très grosses journées de migration à Batumi. Découverte d'une nouvelle dimension de la migration avec des journées à plus de 2.000 aigles, 70.000 bondrées, 2.000 busards... Journées magiques et irréelles qui demandent énormément d'énergie et de concentration quand chaque oiseau doit être compté et identifié.

 

Groupe d'aigles


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Migration de bondrées apivores :

 

 

Raul compte :

 

 

Jeune aigle des steppes :

 

 

- Rien de mieux que le voyage à vélo pour retrouver confiance en la nature humaine, ou tout simplement pour la découvrir, loin de notre société de consommation et de ses valeurs individualistes. Qu'il est bon de voir le monde autrement...

 

ahmede

 

- Les coups de pédale dans des paysages de folie : en longeant l'Euphrate puis le Tigre, dans les vastes plaines mésopotamiennes turques, dans la chaleur du désert de Gobustan en Azerbaïdjan, à flanc de falaise dans les montagnes du Haut Caucase, sur les plaines d'altitudes parsemées de lacs autour de Ninotsminda en Géorgie à quelques pas de l'Arménie...

 

paysage1

 

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- La beauté des femmes kurdes, iraniennes et azéries. Bonheur uniquement contemplatif malheureusement...

 

- La vitesse. Quoi de plus grisant que de doubler des poids-lourds dans les descentes (ceux-là mêmes qui nous étouffent avec leurs gaz d'échappement pendant les côtes), apprendre à maîtriser nos montures et leur chargement pour surpasser nos records de vitesse : 80.0 km/h en mode normal, et 62 km/h sans les mains.

Autre satisfaction, aucune chute. Les occasions n'ont pas manqué, mais nous avons su garder le cap.

 

pente

 

- Il n'y a rien de plus difficile pour un français en voyage que de se priver de fromage et de charcuterie. Eric & Fannie et la French Team ont su nous rendre heureux en nous offrant ce qui nous manquait tant. Un grand merci les copains !

 

a-table

 

- Les challengers. Ils nous auront bien fait marrer. Nous avons régulièrement pénétré le domaine vital de cyclistes locaux, de tous âges et de tout poil. Une constante, aucun d'eux n'aime être dépassé chez lui par deux touristes surchargés. De féroces courses poursuites ont été engagées pour que l'honneur de chacun soit sauf, parfois sur plusieurs kilomètres.

 

challenger

 

- L'hospitalité, avec un très grand H. De nombreuses familles nous ont ouvert les portes de leur maison et de leur cœur. Plaisir d'aider, de recevoir, de partager, même quand la barrière de la langue est assez forte. Bonheur simple et très fort.

 

Sahil  

 

- Nos multiples nationalités. Chaque personne nous ayant vu a essayé de deviner de quel pays nous venions. Un seul a trouvé ! Pour les autres nous étions Espagnols, Américains, Turcs, arabes ou juifs, Pakistanais, Bangladais, Bosniaques... La liste est longue.

 

 

Le TOP -10

 

- Loin en tête, les soucis mécaniques ont par moments rendu pénible notre voyage. Crevaisons multiples, pneus à la gomme trop molle, essieux arrières fragiles... Le mauvais sort s'est acharné contre nous. Il y a eu peu de jours sans incidents mécaniques.

 

crevaison  

 

- La pluie, un des ennemis jurés du voyageur à vélo, nous aura aussi terriblement gênés par moments. Le plus dérangeant est que nos sacs étaient aussi imperméables que des passoires, nous obligeant à plusieurs reprises à dormir dans la tente innondée.

 

pluie

 

- La Géorgie doit être un des seuls pays au monde où les femmes sont fières de leurs maris quand ils sont alcooliques : « mon mari, un litre de gnôle, même pas saoûl ». Félicitations !

Et le lever de coude est une institution là-bas, de 7 à 77 ans.

 

Certains courageux ont essayé de tenir le rythme géorgien, peine perdue...


vomito

 

- Les ambiances le soir, quand nos problèmes d'aérophagie pouvaient rendre l'ambiance très lourde dans l'espace confiné de notre tente. No comment.

 

- La condition kurde. Nous en avons assez parlé dans les différents articles sur le Kurdistan turc. Coup de cœur pour ce peuple et sa lutte pour sa reconnaissance et coup de gueule pour la façon dont le gouvernement turc et la majorité des turcs essaient de régler le « problème ».

 

kurd

 

- Les conducteurs iraniens. Tous ceux qui disent qu'il n'y a pas de terroristes en Iran n'ont jamais vu un iranien au volant de sa voiture. Lutte et attention permanente pour rester vivant dans cette circulation chaotique.

 

 

 

- Dans la plupart des pays traversés, le manque de liberté a été assez attristant pour nous et notre regard occidental. Manque de liberté au niveau culturel, religieux, sexuel... La vie adulte commence très tôt car il n'y a rien d'autre à faire. Et s'engager dans un chemin contraire attire le regard pesant des bien-pensants et des moutons. Il est difficile pour les jeunes de se construire et de s'épanouir librement, que ce soit en Turquie, en Iran, en Azerbaïdjan ou en Géorgie.

 

- Le vin fait maison goûté en Géorgie pour célébrer la fin du Batumi Raptor Count 2011. Elza était fière de nous faire partager le vin fait par son père. Ce fut un supplice pour nos délicats palais français. Si notre ami Arthur (made in USA) s'en est délecté, nous avons eu la plus grande peine à avaler ce vinaigre pétillant. Et comme le terme 'demi-mesure' ne fait toujours pas partie du vocabulaire des géorgiens, nous avons tombé 5 litres en trop peu de temps. Merci encore Elza.

 

Une matinée passée dans la famille d'Elza à attendre que passe la pluie.

 

Elza-dom

 

- La chasse dans la région de Batumi. Aucune limite, aucun respect. Gâchis sans nom auquel on assiste en tant que spectateur. Et il n'y a pas que les oiseaux qui prennent...

 

photo

 

piaf1

 

ursus

 

- La connerie des azerbaïdjanais. Nous avons rencontrés quelques personnes adorables en Azerbaïdjan, mais leur souvenir est masqué par la masse d'abrutis qui ont rendu notre séjour dans ce pays, au demeurant très beau, difficile.

 

un bon lourdaud

 

mechant

 

un mec adorable

 

gentil

 

 

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L'aventure est maintenant terminée, un grand merci à ceux qui nous ont aidé à préparer le voyage, ceux qui nous ont suivi à distance, ceux qui nous ont encouragé de leurs commentaires, et merci à ceux qui nous ont aidé financièrement.


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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 18:43

Voilà le parcours suivi au cours des 144 jours de vélo, avant de se poser à Batumi pour deux mois.

 

traj

 

et le détail pays par pays :

 

Italie

IT

 

Grèce

GR

 

Turquie

TUR

 

Iran

iran

 

Azerbaïdjan

azerbaidjan

 

et Géorgie

GEO

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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 08:41

Les dix derniers jours de suivi se sont écoulés tout doucement. Les copains sont rentrés petit à petit chez eux et les oiseaux sont passés à l'unité. Toutes petites journées de migration...

 

spot


On profite alors des paysages nuageux d'octobre.

 

ciel-nuageux

nuages

 

Et quand les heures s'écoulent sans oiseaux, on s'en remet au ciel et on cherche les oiseaux loin, très loin à l'horizon...

 

hope

 

Pour la première fois depuis le début du suivi, nous n'avons pas compté les oiseaux, mais nous avons pris le temps de les observer. Immense plaisir ! Et la diversité est toujours au rendez-vous.

 

Buses des steppes et Bondrées apivores, Aigles bottés, Circaètes Jean-le-Blanc, Faucons hobereaux...

 

buse

bondree

botte

circa

hobby

 

et quelques vols de pigeons qui nous font systématiquement sauter sur nos longues-vues, devant les yeux remplis d'incompréhension des copains. Innocents ignorants...

 

col

 

Le suivi s'est terminé hier après deux mois d'efforts intensifs et plus de 600.000 rapaces comptés. Très bonne saison, riche en rencontres, en échanges, en oiseaux, en folie... L'équipe du Batumi Raptor Count 2011 aura compris des belges, des français, des espagnols, un américain, des allemands, des suédois, des iraniens, des hollandais, des italiens, une anglaise, des turcs et des arméniennes. Détonnant mélange plus d'une fois surprenant.

Un grand merci à Brecht, Johannes et Wouter, les trois copains qui ont fait un travail énorme pour initier ce suivi il y a trois ans pendant la guerre avec la Russie (il fallait oser), et qui travaillent toujours autant pour que perdure l'aventure. Tout a aussi été rendu possible grâce au travail extraordinaire de la famille qui nous a hébergé. Un grand merci du fond du cœur à notre famille géorgienne, Ruslan, Nury et tous les autres.

 

Ruslan

Nury

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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 21:00

Cela faisait des mois que nous attendions le moment où les copains français nous rejoindraient, les sacs remplis de fromages français et de saucissons français. C'est chose faite. Nos papilles gustatives ont repris goût à des plaisirs oubliés, et l''équipe du Batumi Raptor Count a été renforcée par l'arrivée de quatre vaillants rapaçologues. Changement d'ambiance assez radical, on n'est pas déçus. C'est la French Touch !

 

Ju

 

bouteille

 

Nous retrouvons quelques traditions des cols de migration français. La Chartreuse a bon goût en Géorgie également, c'est bon à savoir.

 

M

 

S

 

L'efficacité du comptage est montée d'un gros cran. Ce fut salutaire pour les grosses journées de passage. On garde en tête les journées de migration d'aigles les 27 septembre et 4 octobre, avec respectivement 2922 et 2483 oiseaux ! Principalement des aigles pomarins, mais aussi criards, steppes et impériaux.

 

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Notre équipe internationale est au top, malgré le très net déséquilibre du sexe ratio.

 

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Une douzaine de nationalités sont représentées. Beau mélange de langues et de cultures duquel émerge le français et le franglais. La colonie française a en effet quelques difficultés à pratiquer l'anglais.

 

pluie

 

Les difficultés de compréhension en agacent plus d'un...

 

mafia

 

Ces dernières semaines les buses de Russie ont migré en nombre. Enormes groupes d'oiseaux occupant toute la sphère d'observation, mais quand la météo le permet... Spectacle extraordinaire dans un décor mystique.


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Et pour les ornithos qui veulent savoir à quoi ressemble notre quotidien, petit quizz avec une série de rapaces à identifier :

 

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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 20:51

Le suivi de la migration a pris un autre tournant ces dernières semaines. Le mauvais temps est apparu, forçant par moments les oiseaux à voler bas. Le paysage sonore s'emplit alors des salves des fusils. C'est une coutume ici. Chaque maison a un ou deux fusils, et tous les hommes sortent tirer les oiseaux migrateurs. Et les maisons, il y en a beaucoup... Pas de distinction quant aux espèces, tout ce qui vole mérite sa salve. Certains tirent pour le plaisir, pour faire les fiers quand ils rentrent chez eux avec de nombreux rapaces à la ceinture. Certains tirent pour manger. Un bon barbecue de bondrées et busards entre potes, what else ? Et on ramène aussi quelques oiseaux pour la famille, mais c'est loin d'être un besoin essentiel. Personne ici n'en dépend pour vivre.

 

Images ramenées par l'ami Bert des collines environnantes

 

Restes de barbecue d'un jour, qui reconnaîtra les espèces ? Un indice : il y a une cigogne noire sur la photo...

 

pompe

 

un loriot, qui fera peut-être le bonheur d'un renard

 

loriot

 

et quelques guêpiers, ça passe bien à l'apéro avec un verre de vodka

 

guepier

 

Des fois on a comme une envie de prendre l'air. On profite alors de notre jour de repos pour filer au delta de Chorokhi. Mais la donne est la même. L'aimant à oiseaux attire chaque nuit de nombreux migrateurs, et pendant la journée qui suit les chasseurs nettoient systématiquement la place.

 

jackpot

 

Il reste quand même suffisament d'oiseaux pour se faire plaisir. Ici bergeronnette citrine, bécasseau de Temminck, marouettes ponctuée et de Baillon, et pie-grièche écorcheur.

 

citrine

 

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marouette

 

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Il y a aussi des oiseaux à moitié vivants, comme ce chevalier arlequin qui a pris un plomb dans le bec. Impossible pour lui de se nourrir, une mort lente l'attend.

 

chevalier-arlequin

 

Pour revenir à un sujet plus intéressant le comptage des oiseaux suit son cours.

 

oim

 

Jasper


Au bout d'un mois nous avons déjà plus de 400.000 rapaces au compteur. Le passage des bondrées se termine, celui des milans noirs et buses des steppes commence. Idem pour les gros aigles dont le nombre augmente chaque jour.

Certaines journées sont difficiles tellement le nombre d'oiseaux peut être important. Flux d'oiseaux continus et concentration maximale pendant 4 ou 5 heures, effort collectif intense et parfois overdose d'oiseaux. Même les plus sereins et réservés d'entre nous ont craqué. Démonstration de flamenco cliqueurs aux mains, tout le répertoire d'Abba crié à tue-tête... C'est pas toujours joli à vivre.

 

Images d'oiseaux en vrac.

la rare forme sombre de l'adulte de Busard des roseaux

 

busard-des-roseaux

 

une des deux bondrées orientales qui ont été identifiées (j'ai loupé les deux, j'ai mal)

 

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un jeune busard pâle

 

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et un autre busard pâle, qui volait trop bas

 

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Épervier d'Europe

 

epervier

 

Des éperviers d'Europe passent parfois entre nous, accrochés au bras d'un gamin du coin.

 

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Rien d'anormal, ces oiseaux sont utilisés pour les besoins d'une vieille chasse traditionelle pratiquée en Géorgie et dans le nord de la Turquie. C'est une chasse beaucoup plus respectable, et totalement spectaculaire. Ces chasseurs, les bajeri, chassent la caille des blés pendant sa migration automnale à l'aide d'un épervier d'Europe ou d'un autour des palombes. Mais le chemin est long avant d'essayer d'attraper une caille. Il faut dans un premier temps capturer un insecte, la taupe-grillon, qui sera utilisée pour capturer une pie-grièche. Celle-ci sera ensuite aveuglée à l'aide de capuchons et attachée à un bâton.

 

PG

 

Le bajeri, caché derrière un rideau de fougères, agite son bâton devant un filet. La pie-grièche vole dans tous les sens, attirant les éperviers en migration active qui se jettent dans le filet. Cette méthode extrêmement efficace permet de capturer jusqu'à 10 oiseaux par jour. Seul la plus grosse des femelles est conservée et va être entraînée à la chasse.

 

bajeri

 

Dans un premier temps l'oiseau subit un "lavage de cerveau" pour être lié à son maître. Pendant 48 heures il sera maintenu éveillé près de son maître dans un environnement bruyant. Les bajeri appellent cette étape "casser le caractère de l'oiseau". Ensuite il sera entraîné à la chasse.

 

Ici un des fils de la famille qui nous héberge au travail avec un de ses oiseaux. Il travaille également avec un jeune mâle de faucon pèlerin, attrapé en migration par un de ses copains à coups de 12.

 

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Une fois l'oiseau prêt, le bajeri part chasser, principalement dans les habitats côtiers. Petite promenade tranquille, l'épervier tenu par le dessus du corps dans une main, à la manière d'une boule de pétanque. Dès qu'une caille est levée le bajeri lance l'épervier à sa poursuite, et n'a plus qu'à cueillir la caille. Jusqu'à 40 cailles peuvent être capturées par jour ! Extrêmement efficace encore.

 

Et l'histoire se termine à la fin de la saison, quand l'épervier est relâché par son maître.

 

 

Le comptage continue ! Des nouvelles du camp de migration sont aussi données régulièrement sur le site du Batumi Raptor Count.

 

mael

 

"West side, c'est d'la balle !"

 

touriste

 

 

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